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Bonjour Ludovic

Nous avons le plaisir de vous recevoir aujourd’hui pour parler de Eva-Video.com, et plus généralement de vos activités liées à la vidéo d’animation japonaise. Mais tout d’abord, accepteriez-vous de nous présenter votre société ainsi que votre rôle en son sein ?

J’ai en charge depuis novembre 2004, l’animation, et la gestion du site internet www.eva-video.com. En cela, j’ai un programme chargé et ambitieux visant à développer notre activité hentaï sur internet, alors que le label EVA se cantonnait jusqu’à récemment au DVD.
EVA (Erotic Video Animation) est une branche de la société Kaze (www.kaze.fr), spécialisée dans l’animation japonaise en général. Le crédo de Kaze a toujours été de faire connaître l’animation japonaise sous toutes ses formes, d’où la naissance de cette collection Hentaï en 1995. Cependant, au fur et à mesure que l’animation japonaise c’est démocratisée, le phénomène a grandi et Kaze a décidé aujourd’hui de travailler avec une équipe spécifique, dont je suis en charge depuis peu, de manière à agrandir le champ du label E.V.A..

Alors, expliquez-nous depuis quand vendez-vous des DVD animes sur Internet et l’origine un peu de cette aventure professionnelle ?

Comme je vous l’ai indiqué, Kaze était la première société à se lancer dans l’animé en France.
Quant à moi, cela a commencé en mai 2004, avec la création d’une société ZE MANGA qui fait de la prestation de service pour différentes sociétés pour le suivi, la coordination, et la gestion pour la sortie de produits presse, qui animera à partir de Février un site de vente par correspondance en ligne d’anime (généraliste), et qui réalise certains travails de post production et aujourd’hui plus spécifiquement sur le développement d’EVA.

Vous commercialisez donc sur le Net depuis fin 2002. Le marché sur lequel vous êtes a –t-il évolué depuis vos débuts, et comment ?

Fin 2002, Kaze a créé ses premiers sites Internet, avec les moyens du bord, permettant de vendre par correspondance de manière sécurisée. Un site Kaze et un site EVA, gérés en parallèle, ont été lancés simultanément. D’ailleurs le site E.V.A. fonctionnait alors aussi bien que le site de Kaze pour les commandes de produits en chiffre d’affaires.
Fort de cette l’expérience, Kaze a lancé une nouvelle version de son site en août 2004. L’un des enseignements de l’expérience précédente était qu’il fallait segmenter les sites en fonction de leur public, très différent. C’est là qu’est née l’idée de confier E.V.A. à une équipe indépendante.

Et votre concurrence, quelle visage a-t-elle ? Y-a-t-il une certaine homogénéité des catalogues et des prix sur ce marché ? Qu’est-ce qui vous différencie ?

L’intégralité de la concurrence à laquelle nous faisons face sur le marché français est de nature illégale et piratée. Tous les autres DVD sur le marché sont édités sans droits en provenance du Japon, voire importés de Chine, et de même pour les téléchargements sur Internet. Sans parler de la reprise d’images et d’extraits dans la presse à CD-ROM.
Ceci est un réel problème aujourd’hui car il devient très difficile de se battre contre des concurrents qui n’ont, naturellement, pas les mêmes coûts. Ceci est un énorme frein au développement de l’animé au Japon même, et certains producteurs sont finalement en train de réagir. Notre activité est au final assez peu rentable, et si nous ne parvenons pas à faire de ce marché quelque chose de légal et rentable, il pourrait être définitivement abandonné.
Sinon ce qui nous différencie et qui différenciera toujours nos éditions c’est le soin que nous leur portons et leur qualité, des crédo de base depuis le début de la collection.

A ce sujet, auriez-vous quelques chiffres à nous donner sur le marché du DVD anime en France ?

Il n’existe pas de chiffres centralisés sur ce marché. Disons seulement que nos DVD vendent entre 1000 et 5000 exemplaires.

Commercialisez-vous via d’autres modes de distributions que votre e-boutique ?

Oui absolument nous sommes présents chez des détaillants spécialisés dans le manga, ou encore dans quelques uns des revendeurs de produits pornographiques, même si nous y sommes relativement rare. En Février nous lançons par exemple une opération avec Vidéo Marc Dorcel qui s’est récemment intéressé au phénomène.

Pour votre e-boutique, quelles solutions de gestions et paiements avez-vous choisies et pourquoi ?

Aujourd’hui il est possible de payer par C.B. (à travers notre T.P.E. virtuel), mais également par chèque, et sous peu en contre remboursement.

Travaillez-vous sur stock ou en flux tendus, comment gérer et choisissez-vous du référencement d’un titre ? Dites-nous en un peu plus sur la manière de sélectionner et gérer la marchandise ?

Notre routeur professionnel (entreprise de logistique) assure à la fois la distribution pour notre réseau de détaillants, et pour notre site internet, et la gestion des opérations presse (DVD avec Fascicule sous blister). Nous sommes obligés d’avoir des stocks importants qui font que nous ne sommes jamais en rupture pour les particuliers.
La sélection des programmes que nous choisissons se fait suivant plusieurs critères, dont voici quelques-uns :
- L’éditeur au Japon, sa réputation mais aussi nos relations avec eux.
- La qualité du titre en question. La diversité est également un point : nous essayons d’acquérir des programmes sur des thèmes diversifiés.
- Le nombre de titres que nous avons prévus en sortie. Nous pourrions là encore augmenter le rythme si ce n’était pour la concurrence illégale.
- La conformité du titre avec le public et les usages en pratique. Par exemple, nous vérifions que les personnages des titres que nous publions soient tous majeurs, même s’il ne s’agit que de dessins.

Et pour rester encore un peu sur ce sujet, que recherche principalement les amateurs d’Anime en niche, scénarisation, langue (VF, VO…)… ?

Il est très difficile de répondre à cette question. De ce que nous avons pu constater :
- L’anime est un genre beaucoup plus scénarisé que le pornographique classique, ce que visiblement les amateurs recherchent.
- En contrepartie, beaucoup d’amateurs de pornographique pur et dûr ne sont pas intéressés par des dessins. Ils trouvent que ce n’est pas assez Hard.
Somme toute, les amateurs d’anime hentaï sont des gens qui préfèrent le fantasme à la réalité, et qui ont des fortes capacités imaginatives et d’abstraction en général.

Quels sont les produits blockbusters ? Et au contraire certains connaissent-ils des échecs ?

Certains produits connaissent un grand succès. Le plus fort des produits dans notre catalogue est la saga de Bible Black (Sexe & Magie Noire), dont je pense que tout amateur devrait posséder au moins un exemplaire. Il y a en contrepartie peu de produits qui sont des échecs complets.

Et comme dans le film « réalité », il y a-t-il des personnages Stars ?

Non, il n’y a pas de personnages. Mais il y a des auteurs (tels que Dr. Pochi) ou des studios qui peuvent le devenir. Cela ne fonctionne pas comme avec des acteurs…

Quel est le panier moyen d’un client ? Se fidélisent-ils aisément d’ailleurs ?

Sur notre site www.eva-video.com, le panier moyen est de 2,5 produits soit 62 euros en moyenne. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’action de fidélisation reste assez répandue. 20% de notre clientèle a acheté plus de 7 produits de la collection EVA.

Sont-ils les mêmes clients que pour les DA parodiés sur fond sexy ?

Effectivement, une partie de ces clients sont souvent amateurs de voir leur série préféré transformée dans un cadre parodique et sexy (Comme Sailor Guerrière, la parodie de Sailor Moon par exemple). Le souci est qu’il en existe rarement officielles, er rarement à un niveau d’animation qui serait acceptable pour notre collection si ces dessins animés étaient officiels.

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la suite de l’entrevue dès demain ;-)
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  1. C'est un peu vide ici ! Pourquoi ne pas laisser un commentaire ?



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