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Vous indiquez supporter les formats vidéos suivants « Divx, Xvid, 3ivx, Sigma, Ogg Vorbis « . Pourquoi ceux-là précisément et comment choisir le format le plus adéquat à son contenu ?

Le format Ogg Vorbis de Xiph est un format sonore de très haute qualité, qui bien que relativement nouveau, prend un essor considérable.
Il supporte le stream, les flux Web-Radio, pour un poids réduit et une qualité accrue.
De plus, son utilisation est totalement libre au niveau industriel, contrairement au MP3, couvert par des brevets détenus en grande partie par Thomson et l’institut acoustique allemand Fraunhoffer.
Le format Ogg est conçu pour permettre la prise en charge de plusieurs formats, en particulier, Ogg Vorbis, FLAC, Theora, AC3, Speex, et mpeg4.
Le Ogg Vorbis est plébiscité par les internautes, et l’industrie commence à l’insérer dans le hardware DVD de salon et le matériel audio-vidéo portable, puisque son usage est gratuit à tout niveau, sans contrainte d’exploitation. Le FLAC est très bon format de compression audio sans perte, Speex étant réservé au traitement de la voix sur des très bas débit. Theora est un format viéo basé sur le codec VP3. Tous ces formats seront très bientôt pris en charge par Streamplug.

Streamplug contient un décodeur mpeg4 standard, afin de justement laisser au choix de l’ayant-droit l’encodeur Mpeg4 à utiliser: L’usage industriel du Divx est sujet à royalties chez la firme DivxNetwork, mais pas le Xvid par exemple, qui est une alternative totalement libre au Divx, et est réputé souvent de meilleure qualité, et plus rapide lors de l’encodage.

Le format Sigma devrait plaire à toutes les personnes disposant de cartes de compression ou de décompression de la société Sigma-Design, qui a créé, sur une base Xvid, un codec mpeg4 nommé RMP4, et une suite d’outils d’encodage spécifiques. Celui-ci est moins performant malgré tout que le Xvid.
Nous conseillons chez Cedelia l’emploi du Xvid, qui même dans les bas débits (sous 300kbs) soutient sans peine la comparaison face aux codecs Real et Microsoft actuels.

Et concernant les taux de bitrates, sur quels critères les définir pour encoder son contenu ?

Les bitrates à définir sont tout simplement ceux de la cible client que vous visez: votre public est-il situé en France, auquel cas les bitrates de vos médias seront optimums autour de 390kbs pour les adsl 512k, pour les dsl très haut débit (entre 2Mbs et 15Mbs, auxquels cas vous pouvez grimper jusqu’à 1400kbs, voire encore plus pour les téméraires qui ne ciblent que les adsl2+ qui débarquent en France.
On peut considérer qu’à partir de 700kbs, Streamplug rend grâce à son encodeur une qualité proche du VHS en vidéo , et meilleure en audio, et qu’à partir de 1200Kbs, la différence avec le DVD devient indécelable, même en zoomant sur l’image, avec un son de qualité parfaite (à partir de 80 ou 96kbs stéréo en Ogg).

Peut-on obtenir différentes qualités avec le même bitrate de base ? Quels sont les autres critères alors ?

Disons qu’il n’y pas 10 solutions pour avoir un encodage Mpeg4 réussi, pour un bitrate donné. Le codage en temps réel donnera de moins bons résultats qu’un encodage très haute qualité, mais ceci est une contrainte générale, quel que soit le codec utilisé.
Il n’y pas de recettes définitives pour encoder de beaux mpeg4 à très bas débit (sous 450kbs), car chaque film possède ses spécificités, grain du film, qualité de l’original, époque, changent les données de codage. Il y a bien sur un tronc commun, mais à partir de la, seule l’expérience et les outils comptent.
Le décodage est tout aussi important, et nous veillons à fournir un décodeur intégré Mpeg4 très rapide, léger, et efficace.
Nous concevons d’ailleurs à ces fins de nouveaux outils d’analyses, afin de promettre à nos clients une qualité toujours accrue concernant l’encodage de leurs médias.

Le mpeg4 est une norme très vaste, mais une fois les bases comprises, il faut juste gerer les parametres d’encodage le plus finement possible, et ne pas laisser faire le codec par défaut.
Tout le travail consiste ensuite à comprendre ce que representent ces valeurs, et leurs influences sur la qualité du film, à un bitrate donné. Les valeurs optimums diffèrent selon le film et le bitrate , mais nous essayons d’obtenir une qualité « standard » de très haute qualité. si le film est rapide, il necessitera dautres valeursqu’un film lent.
Il y a cependant des rêgles communes, que l’on retrouve sur les sites dédiés au codage mpeg4, il n’y aucun secret de ce côté.
Le meilleur traitement s’effectue toujours en 2 analyses successives du film , sauf pour des usages equi nécessite un encodage temps reel bien sur.

Cedelia sortira bientôt une plateforme d’exemple.
Elle contiendra une gestion avancée de Streamplug, de nombreux films, couleurs et noirs et blancs, avec plusieurs types d’encodages, du plus serré( cad avec des artefacts, mais pas nuisibles au visionnage), au plus beau, mais plus lourd, enfin, 30kbs plus lourd….

Dans les nombreuses possibilités proposées, vous parlez de l’option  » Save stream « . Pourquoi cette option, qui peut s’opposer à la philosophie du stream, et comment cela se traduit-il concrètement ?

Pourquoi limiter l’usage de cette bande passante à un stream, quand elle envoie malgré tout chez le client le fichier désiré? Pourquoi ne pas proposer au client de sauvegarder le flux qu’il vient de streamer, éventuellement contre une rémunération supplémentaire?
Si le client a une volonté d’achat du fichier qu’il s’apprête à visionner, le flux devient alors un fichier qui se télécharge dans votre disque dur lors du visionnage, et non un acte de visionnage de streaming simple.
Nous répondons ainsi à une demande des webmasters désireux de fournir à leurs clients le film visionné lors du stream.
C’est aussi notre façon de répondre aux  » anti-streaming « , qui suggère souvent que le streaming engendre plus de frais que le téléchargement: comment le pourrait-il, s’il se met en place les 2 options à partir des mêmes fichiers sur les sites de VOD, en sachant que chaque méthode apporte ses solutions et son lot de clients et de solutions additionnelles.

Justement, revenons un peu, si vous le voulez bien, sur le stream en lui-même. Auriez-vous quelques infos à nous apporter sur son histoire ?

Les formats Mpeg1 et 2 ont été prévu à l’origine pour supporter le streaming, mais du fait des poids des fichiers sous ces formats, c’est Real , vers 1997-98, qui a imposé sa vision du stream, souvent avec des idées novatrices à l’époque. Tout le monde connait ensuite le poids de Microsoft et de son Windows Media player lorqu’ils se lancèrent dans l’aventure, ainsi que ses déboires au niveau de la cour européenne.
Quicktime, grâce à Itunes, propose d’ores et déjà un ensemble de services vidéos musicaux, et l’étendra sûrement très vite à la vidéo.
Winamp (AOL Time Warner) et son format fermé NVS, basé sur le codec VP3 a bien tenté l’aventure, mais cela ne prend pas, car apparemment ce n’est pas la priorité de cette société .
Ce sont ici les gros tenants du marché.

A l’heure où le mode le plus popularisé sur le net francophone est le téléchargement et où les Etats-Unis, ayant longtemps utilisé le streaming, s’y mettent aussi, comment le streaming pourrait (re)venir sur le devant de la scène ?

Le streaming aux Etats-Unis fut concevable très vite grâce aux fortes concentrations urbaines de leurs grandes villes, qui permettaient le déploiement rapide des réseaux hauts-débits, en touchant une clientèle vaste immédiatement.
L’Europe , malgré la densité de ses grandes villes, n’a pu évidemment connaître un développement du haut débit si rapide, mais c’est aujourd’hui au profit de technologies de meilleures qualités, bien que les pays scandinaves soient très bien équipés depuis longtemps en haut débit.
Pour des raisons historiques justement, le bas débit et son 56k ont régné en maître en Europe jusqu’à il y a peu de temps, ne laissant pas le choix aux diffuseurs que d’attendre l’avènements des hauts débits pour lancer la machine….
Aujourd’hui que France Telecom fournit l’adsl2+, avec un débit maximum de 15Mbs, que les prix des serveurs sont plus qu’accessibles, et que les capacités du réseau Internet s’étendent de mois en mois, il apparaît logique de voir le streaming enfin débarquer en Europe, et en parallèle dans le reste du monde. Ce déploiement ouvre la porte à de nouveaux débouchés, à de nouvelles utilisation d’Internet pour les européens.
Nous pensons dans tous les cas que le streaming, dans le cadre de visio-conférences et des applications webcams, est destiné à un avenir radieux.

Et le stream est-il traité au même niveau suivant les pays ?

La France et l’Europe en général , sont des nouveaux marchés industriels pour le streaming.
Les  » set-up box « , conçues par les fournisseurs d’accès, sont par exemple très orientées vers le commerce et le stream des médias traditionnels.
En Asie s’affiche aussi une volonté de commercialiser les médias par cette voie: il ne faut pas oublier que ces pays ont beaucoup misés sur les nouvelles technologies pour leurs développements, possèdent donc un grand nombre d’ingénieurs très qualifiés, et de grands studios de création de médias audio-vidéos.
Mais les principaux ayants-droits et distributeurs sur Internet sont en général américains, ce qui laisse suggérer de leur part une bonne avance sur le sujet.

Dans les avantages côtés éditeurs, on peut parler de l’empêchement de récupérer et diffuser illégalement le contenu et aussi d’augmenter la fidélisation client (devant revenir pour revoir une vidéo), mais côté consommateurs que cela peut-il apporter ?

Comme vous venez de le préciser, les gros ayants droits de médias, face à la déferlante du P2P ont d’énormes réticences à fournir leurs contenus en disponibilité sur Internet, la plupart attendant une stabilisation des législations et des technologies pour mettre leurs films et musiques en ligne.
Sans ayants-droits….pas de médias, tout du moins des médias aptes à générer directement une valeur ajoutée.
Leur volonté est donc reine, et nous nous faisons fort de proposer justement une possibilité de sauvegarder le stream, à la fin du visionnage, afin justement de laisser le choix final aux propriétaire du fichier.

Au niveau de la musique, les majors ont déjà sauter le pas du streaming depuis bien longtemps, pensant endiguer le développement du piratage de leurs médias.

Mais le streaming, ce n’est pas que ça: il permet l’utilisation de la vidéo dans le cadre de WebTV temps réel, ainsi que la lecture immédiate du contenu chez le client, quel que soit le débit de celui-ci.

Des usages évident se trouve dans la mise à disponibilité de contenu sous la forme de bornes, telles qu’on les trouve dans les hôtels par exemple, ou les bibliothèques.

Streamplug se prête aussi parfaitement à des usages de Webmastering, grâce à ses scripts spécifiques de lancement, permettant d’extérioriser toutes ses fonctions par des boutons HTML, et des actions  » onclick  »

Et côté hébergement, quelles différences de ressources entre le streaming et le download ?

Streamplug travaille de la même façon qu’un download: l’opération nous est donc transparente.
Il faut bien évidemment , dans le cadre d’un service massif , prévoir un nombre de serveurs équivalent à la demande client, ainsi que dans des cas extrêmes des systèmes de bascule vers d’autres serveurs de secours. Cet ensemble est censé répondre à une demande en pic aux heures les plus fortes de la journée. Mais ce sont là des équipements standards dans l’univers d’Internet.
Le problème est le suivant: lors d’un téléchargement, si un trop grand nombre de personnes se trouve connectées sur votre serveur, le débit ralenti, votre fichier arrive plus tard, mais c’est tout. Lors d’un stream, si un ralentissement important se fait sentir, c’est toute la chaîne de stream qui se retrouve rompu, avec comme résultat une image saccadée bien sur, ou une image dégradée.

Streamplug possède pour cela une gestion interne du flux lui permettant de réduire cet encombrement. A terme, les serveurs Cedelia permettront de gérer le flux encore plus près, bien que déjà, nos performances nous placent au même niveau que les serveurs médias Real et Microsoft, qui ont bien évidemment les mêmes impératifs techniques sur ce sujet.
Les frais de serveurs répétés qu’impliquent un re-visionnage du même film par un même client, pour des raisons de sécurité évidente, sont inhérents à ce type de système. Cependant, comme je l’ai dit, les coûts serveurs s’écroulent, pour répondre justement à cette demande croissante de streaming des entreprises.

Pour en revenir à votre solution sous quelles formes pouvez-vous intervenir pour des professionnels ?

Nous espérons que les économies que peuvent engendrer l’emploi de Streamplug sur un site de VOD attireront de nombreux ayants-droits audio/vidéos, et ainsi proposer à leurs clients la meilleure qualité, au meilleur prix. Streamplug peut participer à sa manière à l’évolution du marché du streaming, en tirant bien sur les prix vers le bas, mais aussi en proposant enfin une solution de vidéo en plugin sans téléchargement superflu de logiciels et de codecs, sur toutes les grands navigateurs et systèmes d’exploitation existant aujourd’hui.

Nous accompagnons aussi les sociétés qui désirent utiliser du Mpeg4 en ligne diffusé par streamplug la façon de l’utiliser de manière efficace, et nous faisons énormément de suivi client pour arriver à la meilleure présentation des films: interfaçage, qualité d’image selon les débits, codage du son en Ogg. Nous savons que chaque détail est d’importance dans ce marché exigeant.
Bientôt seront lancées des extensions et des programmes de gestion en ligne des médias lus par Streamplug.

Afin de faciliter un peu plus la vie des administrateurs de sites de VOD, Cedelia veut proposer, en plus de Streamplug, un ensemble de solutions qui leurs sont dédiées:
- plate-formes de vente sécurisées (bientôt disponible), de la plus petite à la plus grande,
- accompagnement au lancement des plate-formes,
- encodages mpeg4 et formation sur l’encodage, puisque de par notre expérience dans le streaming mpeg4 xvid, divx, nous sommes à même de répondre à ces demandes,
- et enfin dans un autre mouvement la valorisation des possibilités WebRadio et WebTv de Streamplug.

Il est bien évident que si un nouveau navigateur devenait prépondérant, ou tout simplement prenait une place, même légère, dans le parc informatique, nous mettrions en place un développement supplémentaire: Il en va de notre stratégie, qui est d’intégrer profondément les navigateurs, afin d’avoir le programme de streaming le plus stable possible. C’est pour cela que chaque navigateur et chaque système possède son Streamplug, développé spécifiquement pour chacun.

Je vois aussi que vous vous développez directement sur le consumer. Quels sont vos projets à cet effet ?

Nous pensons que fournir Streamplug gratuitement aux particuliers, afin qu’ils diffusent (gratuitement) leur médias dans une bonne qualité au moindre prix, est une nécessité afin d’installer un grand nombre de player, et surtout prolonger cette volonté de fournir un programme multimédia adapté à tous. Par contre, la solution gratuite ne propose bien évidemment pas l’option de sécurisation du fichier, car l’ayant droit admet à ce moment-là mettre gratuitement à disposition son média au public.
Si le client désire une protection , faire payer ses médias ou protéger son travail, il doit alors payer une licence, proportionnelle au nombre de médias mises en ligne.

Alors, pour conclure, de quoi l’avenir Cedelia sera fait ?

Le développement de streamplug sera poursuivi encore longtemps, et Cedelia annoncera au fur et à mesure l’arrivée de ses autres programmes et services multimédias, qui se complèteront à terme en une structure inédite, toujours basé sur les solutions les plus performantes.

De nouveaux programmes et services facilitant la gestion de Streamplug et des programmes qui suivront seront fournis à la communauté des développeurs et créateurs de médias audio/vidéo/radio (dont certains gratuitement).

Arnaud, je ne saurais que trop vous remercier d’avoir accepté cette entrevue.
Longue vie à Cedelia et à sa team !

Arnaud Krief , Cedelia.com



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