Je vous propose cette semaine de découvrir un peu mieux le milieu échangiste et plus particulièrement de découvrir ce qui se passe a l’intérieur des clubs échangistes.
« Bonjour Didier, tu es l’heureux auteur du guide France Coquine.
Présente nous cet ouvrage et où le trouve t-on ? »
C’est un guide dans le vrai sens de la définition du mot « guide » c’est à dire, qui présente tous les établissements, leurs équipements, leurs particularités mais sans jugement de valeur par rapport à nos goûts personnels. A travers nos propos qui résultent des enquêtes réalisées sur place, parfois de manière anonyme, la lectrice ou le lecteur peut choisir l’établissement qui lui convient, en fonction de ses propres goûts.
Pour trouver l’édition 2004/2005, il faut aller dans une FNAC, sur notre site www.francecoquine.com ou dans un sex-shop car bon nombre des marchands de journaux ou de librairies, sont en rupture.
Comment en es-tu arrivé à le mettre sur pied ?
Un tel ouvrage édité par les Nouvelles Editions de l’Université (éditrices du fameux « Le Petit Futé »), ça n’a pas du être une mince affaire je suppose pour qu’ils acceptent ton projet ?
Au départ, je suis moi-même libertin et ce, dès l’age de 23 ans et j’en ai 42 aujourd’hui. Il y a 9 ans, quand j’ai rencontré Delphine et que j’ai initié au libertinage (une élève très douée…), nous sommes allés dans les clubs mais souvent, nous étions déçus car certains ne nous correspondaient pas mais convenaient tout à fait à d’autres. D’où l’idée de créer un guide à la manière du fameux guide « Le Petit Futé » à savoir, mettre en avant ce qui est bien et dénoncer l’absence de règles élémentaires comme par exemple, le manque d’hygiène. Pour ce qui est de trouver un éditeur, ce ne fut pas trop difficile puisque nous étions déjà dans la maison car nous faisons aussi le guide « Le Petit Futé Dordogne ».
Ton épouse est libertine comme toi m’as-tu confié. C’est avec elle que tu « testes » les clubs ?
Oui et je dois avouer que son regard critique est bien plus affûté que le mien. Elle note des détails auxquels je n’attachais pas vraiment grande importance et qui en final, font des fois la différence entre un bon et un très bon établissement. Surtout, pour être plus en adéquation avec nos lectrices et lecteurs, le fait que nos critiques émanent d’un constat d’une femme et d’un homme, donne plus de sens et leur permet de mieux imager nos articles.
Racontes nous un peu comment ça se passe dans les clubs ?
Par exemple pour ceux qui n’y ont jamais été, faut il déjà obligatoirement y entrer en couples, ou un homme seul peut y accéder ?
Dans un club bien tenu, tout est possible mais rien n’est imposé. Et c’est là que l’on se rend compte de toute l’utilité d’un guide fait sans concession. Que l’on soit en couple ou seul(e), réussir ses premiers pas dans le monde libertin dépend à 90% du premier club choisi. Pour les couples, choisir un établissement qui ne reçoit que des couples ou qui propose des soirées réservées aux couples est conseillé car les établissements ouvert en période mixte sont quand même bien plus hard. Pour les hommes seuls, ils ne peuvent entrer dans ces clubs qu’en période mixte. La femme seule, et il y en a de plus en plus qui fréquentent ces lieux libertins, en plus des périodes mixtes, elle peut aussi aller dans les soirées réservées aux couples.
Une question bête que certains peuvent se poser est la suivante.
Si je viens avec une amie ou certains dirons un passeport (bien que le terme n’est pas élégant), qui ne veut pas participer, mais juste regarder avec moi, est-ce possible, ou y aurait il presque une obligation de participer ?
Je pense qu’il ne faut pas se poser la question en ces termes. Il faut savoir que dans un club libertin, vous êtes libres de pratiquer ou non donc d’être acteurs ou spectateurs. En revanche, si un monsieur vient avec un « passeport » ou même son épouse mais qu’elle qui reste plantée au bar pendant que le monsieur va fureter dans les coins câlins là, il y a problème. On vient en couple, on « joue » en couple. Les patrons sont très vigilants surtout lors des soirées réservées aux couples uniquement et n’hésitent pâs à sortir ceux qui ne respectent cette règle.
Il peut exister pour certains la confusion entre mélangisme et échangisme. En quelques mots, donnes nous ta définition de ces deux « pratiques ».
L’appellation « mélangisme » est venue en même temps que la mode de fréquenter les lieux libertins. En fait ce sont généralement des débutants qui « jouent » de différentes manières avec d’autres personnes ( jeux d’exhibition, jeux de caresses ou jeux de bouches avec d’autres partenaires) mais pas de pénétration hors couple. L’échangisme, c’est le palier au-dessus, c’est à dire, avec échange de partenaires ce qui bien sûr, amène à la pénétration hors couple.
Tu as un relais formidable à ton ouvrage sur Internet avec la présence depuis quelques années du site eponomyme www.francecoquine.com
Là aussi véritable challenge pour avoir eu l’aval du Petit Futé. En quelques mots, quel est son historique ?
J’ai eu le bonheur de proposer la création de ce site au moment où l’engouement pour le web était à son apogée. Depuis, mon éditeur ne le regrette pas puisque ce site gratuit marche fort alors qu’il n’y a pas une seule image de sexe mais uniquement des infos sur les clubs. Peut-être aussi que le fait que les visiteurs peuvent y laisser des commentaires éclairant ainsi ceux qui ne connaissent pas certains lieux, y est pour beaucoup. Comme ça, il y a plusieurs avis et on peut choisir son « futur terrain de jeux » en toute quiétude.
Tu n’es pas lassé de recommencer la tournée des clubs chaque année, car j’en connais bien quelques uns qui seraient ravis de t’alléger cette tache ? D’ailleurs y aura-t-il un cru 2005 ?
Bien sûr qu’il y aura le cru 2005/2006 ! Ce sera la neuvième édition du guide « France Coquine » et sa sortie est prévue comme tous les ans, en juin. Quant à savoir si nous sommes fatigués ou « usés » de faire ce guide, notre réponse est NON ! Surtout maintenant que nous sommes bien organisés et qu’en plus nous recevons pas mal de courriers de lecteurs qui nous remercient pour les bonnes adresses qu’ils ont découvert grâce à ce guide ou les pièges qu’ils ont évités, nous sommes hyper motivés de savoir que nos lectrices et lecteurs compte sur nous !
Quel est l’impact d’un tel ouvrage sur les clubs ?
Au départ, ils pensaient pratiquement tous que nous n’oserions pas critiquer réellement leurs établissements. Que nous n’oserions pas dire qu’ici c’est sale, qu’ici ce n’est pas accueillant ou encore, qu’ici on prend le client pour une pompe à fric. Mais dès la deuxième édition (en 1998) les patrons de clubs, bien que nous ayons eu la plume acide pour certains, ont commencé à prendre notre travail au sérieux. Depuis, le plus beau compliment qu’ils nous font, c’est quand ils nous présente comme le « Michelin des clubs libertins ».
Donc, l’existence d’un tel guide est utile aussi bien pour les consommateurs que pour les professionnels ?
Bon nombre de gens mangent au restaurant et pourtant, tout le monde n’utilise pas un guide pour savoir où manger…
Seuls les « pratiquants » de la bonne table ont un guide.
Et bien pour le sexe, c’est pareil !
Seuls les « pratiquants » de la bonne baise ont un guide et dans ce cas-là, je suis certain que nous détenons 60 % du marché de ceux qui achètent un guide traitant du monde libertin.
Des « pratiquants » que j’ai croisé dans les lieux coquins me disaient n’avoir jamais pensé à acheter un guide avant qu’ils ne connaissent France Coquine car ils ne pensaient même pas que ça pouvait exister… Depuis, ce sont de fidèles lecteurs et il en est même qui en achètent deux, un pour laisser en permanence dans la voiture et un dans la table de nuit !
Un petit mot pour la fin ?
Vivez librement votre sexualité récréative mais sortez couvert !
Merci Didier et a l’année prochaine alors ;o)
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