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Katrina fait partie des beautés slaves qui ont ce petit quelque chose dans le regard qui les différencient des autres.
Elle est russo-canadienne (et oui) Bonjour Katrina, tu es jeune, plutôt pas mal du tout, actrice du porno, ambassadrice pour la pornstaracademie… …Et cerise sur le gâteau, tu viens de sortir ton premier ouvrage qui s’intitule : pornartgraphie ou la naissance de Valérie

Alors Katrina, racontes-nous un peu comment t’es venue l’idée de devenir actrice de X.
D’ailleurs devient on actrice de porno comme ça parce qu’on a été recalé de tous les casting des sidecom traditionnels, ou parce que cela peut, peut être, être un formidable tremplin pour réussir dans le cinéma traditionnel ?

On devient actrice X très simplement. En Russie, j’avais fait une école de mannequinât où j’ai appris toute la rigueur nécessaire qu’il fallait.
Quand je suis arrivée au Canada, j’ai continué à poser pour de la mode, des magazines, de la publicité…
Quand j’ai eu 18 ans, mon copain m’a proposé de poser un peu plus déshabillée, puis d’essayer de tourner un porno avec lui.
Ca m’a tout de suite plu et j’ai vu que je pouvais m’en servir comme tremplin pour continuer dans le domaine traditionnel.
Alors j’ai continué avec d’autres partenaires en en faisant un véritable métier.
Ce que je veux dire, c’est que je n’attends pas qu’on vienne me chercher, mais je vais au devant des productions ou des photographes.
Je prends mes responsabilités. Je fais ce qu’il faut pour être compétitive et devenir quelqu’un de connue et de respectée dans le monde du X comme dans le traditionnel.

Parles nous maintenant de ton aventure en tant qu’ambassadrice dans l’émission très populaire outra atlantique : Pornstaracademie.

Pornstaracadémie, ce fut pour moi une belle aventure pendant les deux années qui viennent de s’écouler. C’est le reflet de ce que je viens de dire. Le porno est un vrai métier, avec des techniques, un savoir faire et une grosse compétition. Pornstaracadémie, même s’il y a un coté jeu, divertissement, c’est une vraie école. J’ai été chargée d’une partie du recrutement des candidats… c’était pas truqué. Ils ont passé de vraies épreuves, avec des éliminatoires… Moi j’étais…prof ! J’espère qu’ils ont appris beaucoup de choses avec moi ! Et puis j’ai été la porte parole et ça m’a permis de rencontrer beaucoup de personnes qui comptent pour ma carrière.
Très bientôt on pourra voir des images et acheter mon DVD sur www.pornartgraphie.com

Revenons un peu au métier d’actrice.
Quel est ton regard sur ce métier aujourd’hui ?

Il est double. D’abord j’aime ce métier, mais je ne crois pas qu’on puisse le faire en dilettante. Beaucoup de filles aujourd’hui font quelques films et s’arrêtent dès qu’elles changent de conjoint. Ou bien elles ne font ça que pour le sexe, ce qui fait que c’est très dur de travailler avec elles.
Elles pensent qu’elles sont obligées de tout accepter ce qu’on leur demande et croient que c’est indispensable de s’inventer une vie très triste pour justifier leur venue dans le porno.
Moi je crois que les femmes ont une vraie place dans ce métier et si on se comporte comme des professionnelles.
Nous ne sommes pas des objets… enlevez les actrices d’un film…Tu vois ce qu’il reste ! hi hi !
Le porno, quand il est bien utilisé, c’est beaucoup de fantasmes… C’est pour ça qu’il faut que les actrices doivent savoir ce qu’elles veulent.
Ensuite il y a une grosse différence entre l’Europe et l’Amérique du Nord. En Europe il y a très peu de compagnies, elles ont une très belle notoriété et les films qu’elles produisent ont une qualité… différente de ceux de ce côté de l’atlantique.
Je n’ai pas dit qu’elles sont meilleures ou moins bonnes, mais que c’est différent. J’ai très envie de tourner avec les compagnies Européennes…j’ai déjà tourné avec Fred Coppula et les autres ça ne saurait trop tarder ! Dès janvier je pense que ça va se faire.
Une autre chose est différente, c’est la qualité des tests : en Amériques, les tests sont très complets et une grosse association s’occupe de répertorier de façon globale l’historique de chacun. Ca n’empêche pas les erreurs… mais ça contribue à les limiter. Les contaminations aujourd’hui viennent de pays où je ne tournerais jamais : l’Amérique du Sud et la Russie que je connais bien.
Dans ces pays tu peux acheter un test pour un couple de pièces… brrrr !
En Europe, on ne test que le Sida, c’est bien mais pas forcément suffisant, il faut prendre en compte aussi les mycoses, les hépatites…

En résumé, je pense que le métier du porno est en train de murir et je suis très fière d’y participer soit à travers les films où je tourne, soit à travers mon livre et très bientôt à travers mes sites internet et les films que je réaliserai.

Je le disais en début d’interview, tu viens de te faire éditer ton premier ouvrage qui s’appelle je le rappelle : pornartgraphie ou la naissance de valérie

Comment s’est passé ta rencontre avec ton agent puis ton éditeur. Car rappelons-le, tu vis au Canada, et tu ne connais physiquement parlant ton agent en France que depuis quelques mois et ce après 2 ans de correspondance virtuelle !
Tu fais souvent confiance comme ça aux hommes ?

D’abord Jean-Luc n’est pas mon agent ! C’est un ami sur qui je peux m’appuyer quand je viens en France pour organiser mon voyage, prendre rendez-vous avec les productions et les photographes…
Quand j’ai écrit mon livre, je cherchais quelqu’un qui pouvait m’aider à mettre au point certaines choses : les descriptions de Paris, rendre crédible les déplacements des personnages. Modifier, en respectant ce que je voulais dire, certaines tournures trop « russo-québequoise »… Par la « bande » on m’a conseillé de prendre contact avec lui.
Je crois que, pour ce que je voulais faire contre le sida, ça lui a tout de suite plu. Après… nous nous sommes apprivoisés pendant longtemps !
Nos échanges de mails ne sont pas toujours très tendres !
Nous avons réussi à bien travailler ensemble. Quand je suis venue à Paris en septembre dernier, je m’attendais à voir une sorte d’aristocrate désoeuvré, qui n’avait pas grand chose à faire. Au lieu de ça j’ai trouvé un petit bonhomme hyperactif (comme dit sa femme) père de famille et très respectueux de son environnement familial.
Il a été plus que correct avec moi et c’est pour ça que j’utilise le mot ami. C’est celui qui représente le mieux nos relations. En plus il a deux enfants adorables.
J’ai eu raison de lui faire confiance et il veut vraiment m’aider à faire de moi quelqu’un de connue en Europe.
C’est Jean-Luc, grâce à toi Manu, d’ailleurs, qui a trouvé Hervé et les éditions attitudes. Là encore ce fut une belle histoire, cet été Jean-Luc m’envoie une maquette très belle qu’Hervé avait faite pour le livre. J’ai tout de suite été séduite par la rupture entre mon texte très cru et la mise en page qui était proposée. « Cerise sur le gâteau », comme tu dis, c’est Christophe Mourthé qui a fait les photos. Un grand moment aussi.
Le regard bleu de Christophe a donné ce résultat très pur. J’ai rarement été photographiée de la sorte. Et puis chapeau aussi a son équipe : son maquilleur et son coiffeur sont de vrais artistes. C’était un très joli jour de septembre pour moi. Et puis son studio…mais ça… c’est une autre histoire.

Alors oui il y a plein d’hommes dans cette histoire. Ca ne veut pas dire que je fais confiance au premier venu.
Mais comme je me débrouille seule depuis que j’ai commencé dans ce métier… je commence à savoir jauger les hommes!

De quoi parle ce roman ? C’est une autobiographie ? Un roman léger ?

Hi hi! Non ça n’est pas du tout une autobiographie ! Même s’il y a évidemment certains passages ou certains traits de caractère des personnages qui sont les miens, ça n’est pas MON histoire.
J’ai beaucoup inventé, et puis je me suis inspirée de la vie de pornstars connues. Les lecteurs pourront reconnaître un peu de Jenna Jamson et un peu de Laure Sainclair.
En fait, un peu toutes les filles qui ont fait de vraies carrières dans ce métier peuvent se retrouver un moment où un autre. Le pitch ! C’est l’histoire d’une étudiante, qui, avec 2 copains et sa soeur adoptive, va monter une industrie très saine autour de son métier d’actrice X et par un rocambolesque concours de circonstances va se retrouver à la tête d’une grosse maison de production. Valérie, le personnage qui raconte l’histoire, est une femme que j’admire assez : elle sait ce qu’elle veut, elle sait dire non mais elle sait dire oui aussi, elle s’engage à fond dans ce qu’elle fait.
Il y a beaucoup de scènes de sexe dans le livre. En même temps il y a pas mal d’humour. Par exemple, Valérie qui aime beaucoup la fellation, réfléchit toujours au goût du sperme des hommes ! hi hi.

Mais ce roman en fait est un prétexte pour faire comprendre au gens qu’on meurt encore du sida en 2004. C’est une provocation pornographique pour faire réagir les gens.
En plus 50% des bénéfices de la vente du livre seront reversés à Aides en France et partout où le livre sera publié, a une association de lute contre le sida.

Les gens qui ont lu le livre trouvent « que ça le fait » ! J’ai eu du mal à comprendre cette expression… mais je vois bien de quoi il s’agit maintenant ! C’est vrai qu’il y a un coté léger.
Pour qu’il ait du rythme, il est écrit au pésent, avec des phrases courtes et c’est Valérie qui raconte directement.
En plus les autres personnages interviennent dans l’histoire pour corriger ce que dit Valérie. On s’est bien amusé avec Jean-Luc à travailler tout ça ! Et je crois que c’est pour ça que le livre plait aux gens.

Comment au niveau d’un aspect purement commercial tu vas vendre ce premier ouvrage ? Des télés sont elles prévues ?
Dis nous tout

D’abord et avant tout on va utiliser le site www.pornartgraphie.com. Pour les particuliers, comme pour les libraires c’est là qu’ils pourront commander le livre dans un premier temps.
Pour toute commande du livre sur le site, il y aura un prix très généreux pour les particuliers et des conditions éditeurs pour les libraires.
Ensuite on pourra le lire en ligne. Des extraits sont déjà en place… et il y en aura d’autres.

Jusqu’à Noël, le site n’est pas payant. Il y a quelques galeries, dont les très belle photos de Christophe Mourthé; il y a des infos sur le sida, la possibilité de s’incrire à ma newsletter, un concours pour postuler à jouer les personnages de mon livre dans une production à venir (eh oui c’est en projet), et la possibilité de s’inscrire pour tchater en direct avec moi depuis mon groupe Yahoo ! http://fr.groups.yahoo.com/group/KatrinaB/.

Après il y aura une montée en puissance de la mise en place dans le circuit de distribution traditionnel de librairies avec un superbe partenaire pour les éditions attitudes.
En tout cas je compte vraiment sur les internautes pour commander le livre dès maintenant.

Au Canada, de gros éditeurs sont en négociation avec les éditions attitudes mais… et c’est le problème dans ce pays… il ne faut pas être pressé pour faire des affaires ! hi hi

Au niveau des média… il y a plein de choses en préparation : des articles dans la presse spécialisée et grand public (plutôt féminine), j’ai déjà fait une radio très sympa avec Cauet sur Fun radio et a priori il y en aura d’autres quand je reviens en Janvier, et j’espère que les télés qui sont prévues vont se confirmer. Je suis très rigoureuse dans ma vie, je ne dis rien avant que les choses se fassent ! Donc si tu veux bien, je donnerai des informations sur ma newsletter au fur et à mesure où les émissions se confirment.
Mais je peux te dire que les journalistes qui vont me recevoir ne le regretteront pas. Je suis une professionnelle sur un plateau de shooting comme sur un plateau de TV.

Un grand geste de générosité t’honore puisque je crois savoir que 50% des recettes vont aller à l’association « Aides ».
Comment s’est passée cette rencontre avec eux ?

Là encore c’est Jean-Luc qui a organisé ça. Moi j’ai eu la volonté de faire un don à AIDES sans rien demander en échange.
Quand je suis venue à Paris on a rencontré Olivier et Charmanie chez AIDES. Ils étaient un peu surpris que je ne demande rien d’autre que la possibilité de leur faire un don.
Ces gens sont adorables ! Il nous ont même autorisé à utiliser leur nom pour nos relations de presse… et ils nous ont mis en relation avec certains de leur contacts qui vont faire des articles sur moi.

AIDES correspond vraiment à la façon dont il faut lutter contre le sida. leur action n’est pas limitée comme beaucoup d’associations. Leur regard vers l’Afrique m’intéresse particulièrement. Dans mon métier, je te l’ai dit on est particulièrement sensible à lalutte contre le sida. A titre personnel, je suis particulièrement sensible à ce qui se passe dans les pays où il n’y a vraiment pas de moyens. Si mon livre Pornartgraphie ou la naissance de Valérie peut servir à faire avancer la recherche, à développer la prévention et à soigner des malades, alors j’aurai gagné un grand moment de bonheur.
Avec AIDES, je crois qu’il y a une véritable opportunité d’arriver à ce résultat. Je regrette de ne pas avoir été là le premier décembre pour leur soirée d’aniversaire.
Mais jean-Luc y était et il me représentait comme il me représente dans l’oeuvre de Pierre Maraval, 1000 regards contre le sida.

Comment vois tu se profiler l’horizon 2005 ?

2005 est pour moi une année résolument Européenne, mais c’est aussi une année où je vais développer mes propres sites internet, où je vais continuer mes études de cinéma, où je vais continuer de tourner et faire mon métier d’actrice X avec professionnalisme que je revendique.
2005 va être aussi le développement des ventes du premier tome de Pornargraphie en France comme au Canada.
Et j’espère que les lecteur de www.journaldubiz.com vont venir sur le site www.pornartgraphie.com pour l’acheter.
2005 encore va être l’année de l’écriture, toujours avec Jean-Luc, du deuxième tome dont une grande partie se déroule dans ma ville natale Saint Petersbourg.

Alors je n’ai qu’une chose a te dire. Bonne route.
Emmanuel



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