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Bonjour,

tout d’abord, accepteriez-vous de nous présenter en quelques mots votre société et votre rôle en son sein ?

Bonjour,

Dominique aka DomFromParis, je m’occupe du commercial au sein du groupe Neocom Multimédia.

Neocom existe depuis 1986, cotee en bourse depuis 1999, un CA d’environs 17,7 Millions d’euros en 2003, environ 80 salariés répartis entre Ivry pres de paris, Marseille, Dakar et Barcelone.

Parmi les activités principales, Neocom est centre serveur minitel, audiotel, internet et SMS+.

Editeur de produits online, le cœur de métier de Neocom est la rencontre, nous éditons des synergies de dialogues via audiotel, minitel, internet et supports mobiles (sms, i-mode, wap)
Grace au minitel, nous avons hérité de synergies de chat tres riches comme www.fantasmez.com , www.gay.fr et www.dress.fr . Ces synergies de dialogues sont multiplateformes (minitel, internet), les personnes en minitel dialoguent avec les personnes sur internet et vice versa.

Ces synergies sont aussi proposées en marque blanche à nos clients, en revenu sharing, tout comme notre chat SMS+ ou nos services de rencontres audiotex par téléphone.

Et nous sommes bien sur fournisseur de solutions de paiement internet via notre offre www.internetpayant.com

Les derniers développements ont porté sur la mise en place d’un moyen de paiement sur i-mode en exclusivité avec Bouygues Telecom ainsi que le lancement prochain d’un chat i-mode.

Aujourd’hui, j’ai le plaisir de vous recevoir au sujet de votre plateforme InternetPayant.com .
Depuis quand cette plateforme existe-t-elle et quelle en est l’origine ?
Neocom a un historique du micropaiement depuis 1986 via le minitel, il etait logique de s’interesser à internet et au potentiel qu’il représentait.
En 1999, Néocom lançait une première offre de paiement sur internet appelée « le bouquet ».
L’idée de départ était de promouvoir une sorte de portails de sites payants. Devant le peu de succès rencontré, l’offre est devenue « internetpayant.com » en 2000. L’éditeur se chargeant de la promotion et Néocom de la facturation.

Vous proposez l’ensemble des modes de paiements courants pour l’Internet.
Quel en était-il au départ ? Etes-vous toujours très réactif dès l’arrivé sur le marché d’un nouvel outil de paiement ?

Néocom a proposé le paiement par dialer dès 1999 ! Le paiement par décroché audiotex en 2000, la carte bancaire en 2000, le sms+ en 2003, i-mode aujourd’hui, toujours parmi les premiers, voire le premier comme pour le dernier mode de paiement cité.
Nous proposons en effet, en exclusivité avec Bouygues Telecom, une solution de micropaiement i-mode via notre plateforme internetpayant.com.
Le Ticket i-mode, comme nous l’appelons, est réservé aux professionnels et permet à un éditeur de site i-mode de facturer les visiteurs afin d’accéder au contenu de son site.
Bouygues a mis en place 3 paliers tarifaires à cet effet. Si vous voulez plus d’infos, c’est sur internetpayant.com .
Néocom ajoute un nouveau paiement quand celui-ci est sûr, pas avant. On a vu par exemple des offres de paiement via SMS+ très tôt sur le marché pour être retirées après quelques semaines.

Un des outils proposé est la carte bancaire, qui possède sa plate-forme dédiée BillingFrance.net Votre solution est-elle aussi bien adaptée à la vente de produits que de services ? (sous la forme d’abonnement ou non)

Tout comme des concurrents tels que ibill ou ccbill, nos moyens de paiements ne concernent que la vente de contenu en ligne, pas de produits physiques. L’éditeur de produits en ligne est le cœur de notre cible.
Les solutions de paiement Internetpayant.com sont au départ un outil indispensable pour Neocom afin de faire payer les utilisateurs de nos services propres comme www.rencontre.com ou les autres sites cités au début.

Nous avons donc besoin de solutions de paiement afin de monétiser ces flux, nous pouvons donc offrir aux autres éditeurs ces solutions de paiement afin qu’ils puissent aussi facturer leurs internautes sur leurs propres contenus.

Est-elle ouverte à l’ensemble des marchés internationaux ? Quels types de carte bancaire gérez-vous ?

Billingfrance fonctionne bien sur à l’international mais facture uniquement en Euro pour le moment, nous réflechissons à mettre en place le Dollar notamment.
Sont acceptées : Carte bleue, Visa, Electron, Mastercard et Maestro.
Tout possesseur d’une carte Visa ou mastercard peut effectuer une transaction via billingfrance du moment que sa carte est acceptée par le réseau bancaire.

Notre métier consiste justement à procéder et valider ou non le paiement d’un porteur de carte bancaire, d’effectuer toutes les vérifications auprès du réseau bancaire ainsi que diverses vérifications de sécurité afin d’éviter la fraude via des numéros de cartes volées ou de refuser des cartes qui auraient déjà généré des impayés bancaires. Notre activité sur l’international se développe de manière importante, nous avons de plus en plus de demandes venant de societe à l’étranger, que ce soit des pays européens ou d’autres pays du monde.

Billingfrance va d’ailleurs changer prochainement de nom pour s’appeler Europebill.com afin justement de mieux correspondre a l’évolution récente et future de BillingFrance.

Quels sont les principaux atouts de votre plateforme ? Est-il de possible gérer simplement un programme d’affiliation avec la même interface ?

Nous proposons l’ensemble des solutions de paiement du marché avec des acces sur la France et sur l’etranger pour les solutions audiotel (dialer, decroché, micropaiement). La CB fonctionne sur le monde entier. Formulaires de paiement en 5 langues.
Les solutions sont mises à disposition gratuitement, il n’y a aucun frais de mise en place, ni de frais fixes. Nous nous rémunérons uniquement avec un % sur le CA généré.
Cela peut etre un moyen efficace de tester par exemple le paiement par carte bancaire sur un site sans engager de frais.

La rapidité est un autre atout, pour les solutions audiotel type dialer, il suffit d’ouvrir un compte sur internetpayant.com, les outils sont en ligne à disposition pour les installer immediatement sur un site internet et commencer à gagner des euros ?.

Pour la carte bancaire, la procédure est differente, la solution est mise en place en 24H.
Toutes nos solutions de paiement sont compatibles avec de l’affiliation, nous ne payons pas les affliliés de nos clients excepté sur le produit Billingfrance Affiliation.

Il y a deux types d’acteurs à differencier :
Ceux qui veulent gérer eux-memes leurs affiliés et ceux qui veulent sous-traiter cet aspect.

Dans le premier cas, nous travaillons avec des acteurs important du sponsoring comme Carpediem, Xponsor, Faitdufric, Webfric et bcp d’autres qui gèrent eux memes leurs affiliés.
Que nous leur fournisssions du dialer ou de la CB, ils récupèrent les statistiques de leurs affiliés chez nous et alimentent leur propre interface de statistiques. Ils paient directement leurs affiliés de leur coté.

Le deuxième cas est celui où le sponsor veut sous-traiter les aspects statistiques et comptables de la gestion des affiliés. C’est ce que nous proposons avec Billingfrance Affiliation, l’affilié du sponsor doit avoir un compte billingfrance affilié et s’inscrit ensuite au programme du sponsor dont nous avons la gestion comptable et statistiques. L’affilié consulte ses stats sur l’interface billingfrance affiliation, nous payons les affiliés chaque mois, par chèque ou virement bancaire. Le sponsor n’a plus à se soucier des aspects comptables et peut se concentrer sur son metier de sponsor ainsi que faire des economies de personnel comptable. C’est le choix qu’ont fait de nouveaux acteurs qui « montent » comme sexchallenger.com de la team xplosif ou de cashatomix. Au dela de la sous-traitance comptable, il y aussi un désir de transparence vis a vis de leurs affiliés car le sponsor ne peut pas « shaver » les reversements de ses affliés puisque c’est billingfrance qui gère les statistiques et fait les paiements. Une garantie de transparence non négligeable pour l’affliié qui peut, de plus, accumuler les affiliations de differents sponsors utilisant ce systeme afin d’avoir un plus gros chèque en fin de mois .

Quels en sont les conditions d’admission et de règlement ?

Sur internetpayant.com, les professionnels et les particuliers peuvent utiliser les solutions de paiement audiotel, ils peuvent installer du dialer, du micropaiement ou du décroché audiotel a la duree afin de faire payer le contenu de leur site internet.

Billingfrance, le Ticket i-mode et le SMS+ sont réservés uniquement aux professionnels, en France ou à l’etranger.
Sur billingfrance affliation, l’affilié peut etre un particulier.
On paie par chèque ou virement, en France et sur l’étranger
La solidité financière du groupe est une garantie de paiement importante pour nos clients

Plus généralement, la carte bancaire sur Internet est principalement utilisée pour quels types d’achat ?

Nous nous occupons du paiement pour de l’abonnement récurrent à des sites internet en grande partie meme si le paiement pour du credit temps prend de plus en plus de place.

Nous pouvons gérer le paiement récurrent ou un paiement à l’acte unique non récurrent, le crédit temps se développe beaucoup avec les offres de live show qui sont de plus en plus nombreuses.

Avez-vous remarqué des évolutions notoires quant à son utilisation ?

Au niveau de l’utilisation, on constate que la carte bancaire est de plus en plus utilisée par les internautes, le e-commerce se développant, ils constatent qu’il y a une certaine sécurité autour de ce mode de paiement.
Notre support clientèle, par téléphone ou e-mail, s’assure de répondre à toutes les demandes ou réclamations afin de rassurer l’internaute s’il a un doute, une plainte ou aussi des compliments (ce qui arrive aussi ;-) ).
De plus, je dirais que l’on ne voit plus beaucoup d’articles de presse qui, comme dans le passé, évoquaient la fraude à la CB à tout va, ce qui effrayait beaucoup d’internautes.

La clientèle française est très téléphone surtaxé, de par l’historique du minitel notamment, petit à petit l’éducation par la carte bancaire se fait et ca marche de mieux en mieux.

Au niveau des services, notamment des abonnements avec réabonnement automatique, appelés « rebill », le comportement des consommateurs a-t-il évolué durant ces dernières années ?

Je dirais que le consommateur apprend.
On observe que, si en s’abonnant à divers sites internet, l’internaute oublie parfois de se désabonner à temps avant le rebill, il a appris dorénavant à se désabonner directement apres s’etre abonné afin de ne plus « oublier ».

Le rebill répond surtout à une demande de la part de l’internaute, qui, si le service auquel il est abonné lui plait, n’a pas à réeffectuer le paiement à chaque fois.
C’est une solution pratique qui satisfait l’internaute comme le site internet. Au site internet, ensuite, de travailler son contenu et ses services afin de fidéliser sa clientèle ;-)

Le consortium de la carte bancaire, pour en populariser son usage, avait offert aux consommateurs, aux débuts de la CB en France, un bouquet de protection des plus profitable. Notamment avec des délais de rétractation qui n’ont pas de comparaison sur d’autres types de paiement.
Avec l’arrivée du Net, des banques ont mêmes créé des produits carte bancaires spécial Internet, offrant un laxisme de consommation encore plus poussé.
Cela a-t-il réellement fragilisé et freiné le développement de cet outil de paiement par les sites Internet ?

Je ne pense pas que cela ait freiné son developpement, le plus dur je pense est bien sur de changer les habitudes des gens mais aussi d’amener les éditeurs de sites internet à mettre en avant davantage la CB comme moyen de paiement.

On voit souvent encore des éditeurs ou des affiliés tester la CB et etre surpris des retours tres positifs en termes de chiffre d’affaires. Comme pour tout, il faut tester pour savoir.

Chaque solution de paiement a sa clientèle, se priver d’une, c’est peut-etre se priver de ventes aupres d’un public qui souhaitait payer par cette solution et pas une autre.

Le fait qu’on accorde une protection plus etendue a la carte bancaire est normal je pense car effectivement, n’importe qui peut utiliser votre carte et faire une transaction avec s’il a les infos necessaires.
Cela veut dire que ce moyen de paiement a besoin de s’adapter d’avantage a internet.

On parle souvent de la protection du consommateur, mais peu de celle du webmaster.
Quels sont les recours dans ce domaine ?

Vis a vis de nos solutions de paiement, les recours les plus communs que nous croisons concernant les webmasters sont les violations de copyright.
En tant que fournisseur de solutions de paiement, nous ne pouvons pas nous rémunerer via un site qui utiliserait un contenu sans droits d’exploitation.

Des webmasters poursuivent donc parfois des sites qui peuvent utiliser nos solutions de paiement, si le webmaster apporte preuve de son bon droit, nous désactivons le compte du site concerné. Cela arrive parfois.
Et vis a vis de l’internaute, si un webmaster est victime d’une action frauduleuse de sa part, il peut tout a fait le poursuivre à son tour. Mais là, je ne suis pas juriste et pas assez expert en la matiere.

Ces rétractations, appelées « charge back » sont-elles plus ou moins fréquentes suivant les époques ?

Je distinguerais 2 types de chargebacks en fonction de ce que l’on observe chez billingfrance.
Il y a le chargeback dû à la fraude criminelle et le chargeback lié à l’utilisateur de la carte ou de son entourage.

Pour le premier cas, helas, comme tout secteur qui se developpe, il attire les professionnels de la fraude, bien organises, qui, en general, utilisent depuis l’etranger des numeros de cartes volees, la majorité des fraudes serait organisee depuis l’europe de l’est et le brésil.

Nous avons pu observer des stratagemes malicieux utilisant des chevaux de troie infiltrés dans des ordinateurs localisés dans differents pays afin de pouvoir utiliser les adresses ip locales, etc …
Nous avons donc développer des outils afin de detecter toute tentative frauduleuse et réduire au maximum les impayes.
Notre expérience de 4 ans nous a appris beaucoup par rapport à d’autres la dessus. Depuis 2001, nous avons mis en place, par exemple, la vérification de cohérence entre le pays de la carte et le pays du connecté.

Pour le deuxieme cas, nous observons des cas de chargeback dûs parfois a l’utilisateur qui, decu par un contenu, va faire opposition par exemple car il refuse de payer pour un contenu qui ne repond pas a sa demande.
Il y a aussi une part importante d’oppositions dues à des cartes qui ont ete utilisees par un membre de la famille et qui ne l’a dit a personne (le fils qui s’abonne a playboy ; le mari qui prend la carte de sa femme pour s’abonner a un site adulte ; …)
Ces personnes voient apparaître des transactions qu’elles n’ont pas effectuees et ne savent pas d’où cela provient, elles font donc opposition …
On remarque également que certaines personnes font appel à notre service clientèle et dans ce cas, nos conseillers essaient au maximum d’empêcher l’impayé en proposant un simple remboursement par exemple.

Pour toute cette activité qui peut tourner autour de l’adulte et de par la difficulté des rapports avec les banques, nous ne pouvons pas faire de vagues. Par contre, ces cartes ayant généré des chargebacks ne seront plus acceptees dans notre systeme.
L’adulte est donc plus generateur de chargebacks que d’autres secteurs.

Voit-on de nettes différences de son usage entre la vente de biens et celle de services ? Et suivant les thèmes des sites ?

Je repondrais sur les services et themes de sites.
L’internaute qui paie en CB en veut pour son argent, il attend donc un contenu à la hauteur !
Les sites type webfric remportent un fort succes offrant une quantité enorme de contenu video ;
les contenus type liveshow marchent tres forts aussi par la fidelisation.

Apres, il y a une clientele pour tout, gay ou hetero, chaque niche a sa clientele, du SM en passant par l’amateur au pornochic, il y a de quoi developper du chiffre.
Comme tout magasin, il faut juste trouver la bonne zone de chalandise.

Concernant la vente de biens, existe-t-il des paliers minimum et maximum de facturation ?

Ne faisant que la vente de services, je répondrais que nous avons un montant minimum de transaction, en général, de 5,95 euros et un maximum de 153 euros ttc cela afin d’éviter des impayés sur de grosses sommes, ce qui etait arrivé dans le passé.

Quelles sont les différences majeures entre un paiement par carte bancaire sur Internet et sur un VAD chez un commerçant traditionnel ou un vpciste ?

Chez un commercant qui aura un TPE, vous allez payer avec votre carte et sa puce electronique, vous aurez a taper votre code secret que vous etes seul a connaître. Il n’y a pas d’opposition possible sur cette transaction car vous etes l’unique responsable de ce code personnel.

Sur internet, vous utilisez le numero de carte, la date de validité et le code cvv2. La puce n’est pas utilisee donc on ne vous demande pas votre code secret. Cette transaction peut etre sujette à opposition car n’importe qui peut donc utiliser votre carte sur internet.

C’est la difference majeure selon moi et qui pose donc probleme au niveau des impayés.

Pour revenir sur les services, la mise en place d’une offre d’essai permet-elle, non pas d’augmenter les ventes, mais d’augmenter le chiffre d’affaire de la société ?

Nous donnons la possibilité à nos clients de mettre en place sur leur site une offre d’essai reconduite par un abonnement récurrent.
L’offre d’essai, je pense, permet d’attirer des clients qui n’auraient pas fait le pas sinon.
Qui n’a pas répondu à une offre d’essai, quelle soit gratuite ou via un faible montant, avant de se décider ? La majorité d’entre nous je pense l’a deja fait.
Que ce soit sur internet ou dans le commerce traditionnel, c’est une pratique qui a fait ses preuves et qui séduit.

Le fait de proposer une offre d’essai influence-t-il sur le taux de charge backs, ou de fidélisation des clients ?

Je pense qu’elle augmente le taux de transformation, c’est certain.
La fidélisation et les charge backs reposent plus sur la qualité du service apporté, du suivi des consommateurs et de leur bonne information.

Que pensez-vous du dernier produit marketing CB en vogue, l’accès gratuit limité dans le temps par carte bancaire, se reconduisant par un abonnement automatique payant si le consommateur ne s’est pas désabonné avant la fin de son accès gratuit ?

Nous proposons depuis peu la possibilité à nos clients de mettre en place sur leur site internet, des offres d’essai gratuit limitées dans le temps reconduites par des abonnements à montant fixe.
Cela est donc en test chez nous depuis quelques mois seulement.

Cette offre est sujette à de nombreuses polémiques notamment par l’historique de ce type d’offres aux USA.
Il faut d’abord distinguer la France ou l’europe des USA et surtout des pratiques des sponsors qui ont pu en etre faites outre atlantique.
En effet, des consommateurs se retrouvaient abonnés a differents sites sans avoir trop compris comment, via notamment des offres gratuites. Tout reposait sur des pratiques peu professionnelles et une communication ne reflétant pas la réalité pour le consommateur.
Cela a donc logiquement entrainé des problemes sur le marché US, le chiffre CB est beaucoup plus important que celui de la France qui est embryonnaire, le secteur adulte est donc plus visible vis-à-vis de Visa qui est intervenu. Nous n’en sommes pas là, Visa n’est pas géré en Europe par les memes societés qu’aux USA et, en France, c’est le GIE carte bancaire qui s’en occupe spécifiquement.

Proposer ce type d’offre passe par un contrôle stricte de la communication qui en est faite au consommateur final.
Il ne faut pas en effet tenter de flouer le consommateur en lui faisant croire qu’il s’agit uniquement d’une offre complétement gratuite et qu’il n’aura rien à payer.
Ce type de manœuvre résultera en effet par des plaintes et des impayés.
Sur cette offre spécifique, j’ai fait notamment souligné sur les formulaires de paiement, afin que cela soit bien clair et mis en avant, que l’offre est transformée par un abonnement payant s’il ny a pas desabonnement de l’internaute.
L’internaute peut se desabonner directement chez Billingfrance, ces éléments lui sont rappelés dans l’e-mail de confirmation qui lui est envoyé.

Nous surveillons de notre coté comment nos clients communiquent sur ces offres d’essai gratuit, si l’on juge qu’il y a des modifications à effectuer, nous lui demandons de s’y conformer.
Le support clientele nous remonte des informations tres utiles à ce sujet, sur les methodes et communications des sponsors, cela nous permet d’etre rapidement au courant.
Si le sponsor ne veut pas se conformer à nos demandes, nous pouvons le désactiver.

Nous surveillons les % d’impayés de nos clients, un site internet qui génère un nombre trop important d’impayés est tout simplement désactivé, nous ne mettons pas en péril notre activité pour des clients qui n’auraient pas de démarche suffisamment professionnelle sur la vente par cb.

Donc, à moyen terme, nous aurons une opinion plus précise sur ce type d’offre qui a pour l’instant sa place. Si cela venait à poser problemes, nous ne la proposerons plus mais la question ne se pose pas pour l’instant. Nous n’observons pas d’augmentation du nombre d’impayes chez nous sur cette offre.
Pour moi, cela repose essentiellement sur la bonne information du consommateur.
Les offres d’essai gratuit ne sont pas nouvelles, il y a longtemps que les FAI proposent, par exemple, des essais gratuits apres avoir rentré son numero de CB.
A ma connsaissance, cela n’a pas donné lieu à leur interdiction ni à des vagues de plaintes.

Sur le marché francophone, les consommateurs ont-ils la même approche de la CB que sur d’autres marchés européens ou internationaux ?

Chaque pays a sa culture, la France n’etait pas tres CB, elle l’est de plus en plus ;-)

Idem en europe, d’autres pays ne sont pas tres axés CB, l’Allemagne est connue pour etre un pays qui apprecie le paiement en liquide. Mais internet est là aussi moteur de changement.
Les transactions se developpent bien sur des pays comme l’Italie que l’on ne penserait pas etre tres CB.
Les USA et l’amerique du nord en general sont les rois de la carte bancaire assurement ;-) .

Pour parler du marché des services pour adultes, la carte bancaire à l’heure d’aujourd’hui est-elle la seule solution légale existante ?

On rentre dans le juridique et la loi est differente dans chaque pays.
En France, vous pouvez etre assigné au pénal si vous laissez à des mineurs l’acces libre à du contenu adulte.

Des lors, on estimera effectivement qu’un acces par dialer est à la portee de n’importe quel mineur mais que, par contre, normalement seuls les adultes ont une carte bancaire.
Je ne dirais donc pas solution légale mais solution qui protegera effectivement le mieux le webmaster en cas de litige.
Mais rien n’empeche un mineur d’utiliser la carte de ses parents, ce que nous constatons.
Au webmaster de reunir les moyens a sa disposition afin de repondre au mieux aux exigences de la loi en vigueur dans le pays où il exerce.
La CB est surement la solution la plus probante dans ce cas.

De même, pour couper court à un doute planant, pensez-vous que Visa puisse décider de se couper du marché pour adultes ?

Oui

Pour conclure, quel regard portez-vous sur l’avenir de la CB ? Sur ses futures représentations potentielles (e-card…)

Il faudra un paiement de type CB plus adapté à l’internet. Comme on l’evoquait concernant les chargebacks, la cb n’est pas suffisamment adaptee à internet.

Les banques y travaillent, c’est bien, juste qu’il semble que le chemin soit encore long avant de trouver la solution idéale.
Mis à part cela, nous constatons une progression forte de la CB en France et sur l’international.
Les éditeurs de sites ou affiliés auraient tord de ne pas s’y interesser, il y a encore beaucoup à faire, l’avenir s’annonce donc tres positif pour la CB

la suite de l’entrevue dès demain ;-)



  1. C'est un peu vide ici ! Pourquoi ne pas laisser un commentaire ?



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