Bonjour Gregg
Nous avons le plaisir de vous recevoir aujourd’hui pour parler un peu de Gay.biz
Mais, avant toute chose, j’aimerais savoir, vous êtes vraiment content d’avoir brisé mes rêves de jeune hétéro en mutilant Barbie hein ?
Bonjour ! Je pense que nous avons brisé les rêves de pas mal de monde en faisant cela, mais il faut savoir qu’elle s’est explosée la tête toute seule. Quand elle a appris que Ken était gay, ça a été un véritable choc !
Alors Gregg, avant de parler de l’équipe, puisque c’est vous que je reçois, dites-nous un peu qui vous êtes, votre parcours, votre rôle au sein de cette société…
Je suis rentré dans l’adult’biz aux alentours de 1999, c’est a dire lors de l’apparition du kit de connexion en France. Le palier T70 coûtait à l’époque 9,21 Francs la minute a son utilisateur et le paysage était beaucoup moins concurrentiel que maintenant. Seuls 2/3 sponsors se partageaient le gâteau. C’était une époque bénie car il était vraiment facile de percer avec un petit site et d’engranger beaucoup d’argent avec très peu d’effort (les anciens me comprendrons et verserons avec moi une petite larme). Après avoir réalisé quelques sites, j’ai été repéré par Eric Larcheveque de Carpe Diem qui aimait mon travail et m’a alors proposé de travailler pour cette société en tant que graphiste. Je suis à l’origine de nombreux sites chez eux notamment de la première refonte de Paris voyeur, bitoku, super poitrine, etc… Nous étions à l’époque une petite équipe de 6 personnes et la passion nous animait. Puis le biz évolua et il était très clair que le marché gay possédait de grosses lacunes. C’est en 2002 que j’ai alors proposé le projet Gaycash à mes supérieurs, qui m’ont directement torpillé à la tête du sponsor en me donnant carte blanche. C’était le premier sponsor gay en France et les résultats ne se sont pas fait attendre. 2 ans plus tard, j’ai décidé de voler de mes propres ailes et de monter ma propre structure. J’ai donc quitté Carpe Diem avec un petit pincement au cœur, mais avec la tête pleine de souvenirs. Tristan du programme Hysteriq ayant appris la nouvelle de mon départ m’a proposé cette association que j’ai acceptée, et le projet Gay.biz est né en cette belle année 2005.
Et l’équipe maintenant, qui est derrière Gay.biz, et qui fait quoi ?
Il y a Tristan, mon associé, et moi même ! Tristan gère toute la partie technique et programmation et moi la partie graphisme et marketing.
D’un côté vous avez monté un programme concurrent, de l’autre votre associé met fin au programme HysteriQ pour monter ce nouveau programme ensemble.
Pourquoi ? Que pensez-vous apporter de mieux en vous réunissant autour de Gay.biz ?
Tristan était mon concurrent à l’époque de Gaycash, mais j’ai toujours eu un véritable respect pour son travail. Ce sponsor proposait en fait des services innovants pour les webmasters dont personne n’avait entendu parlé faute de communication. Nous avons décidé de reprendre tout depuis le début et de frapper un grand coup. Ce nouveau sponsor contient en fait l’intégralité des options d’Hysteriq, plus les nombreux ajouts que nous avons réalisé ces derniers mois pour lui donner une identité propre. Nous avons pleinement fusionné nos compétences dans ce sponsor. Certains diront qu’il y a un peu de Gaycash et un peu d’Hysteriq dans Gay.biz, et je trouve le résultat plutôt réussi en ce qui me concerne. Nous avons fait évoluer l’ancien programme sans déstabiliser les anciens affiliés, mais nous avons également apporté assez d’innovation pour en attirer de nouveaux.
Et pour les affiliés à HysteriQ, comment cela se passe ?
Leur compte a tout simplement été transféré sans qu’aucune action de leur part n’ai été nécessaire (mis a part de signer un nouveau contrat car la société n’est plus la même). Les anciens affiliés sont même plutôt réjouis de ce changement car l’interface de statistiques est beaucoup plus complète et intuitive qu’auparavant. Bref, ce fut une transition sans douleur (sauf pour Tristan qui y aura passé de nombreuses nuits).
Sur le forum FranceGay.biz vous annoncé « Après une panne de serveur et une d’ADSL, 12 devis différents, un changement d’hébergeur, 14 piles LR6 pour les souris sans fil, 14 mètres de câbles pour remplacer le wifi qui ne fonctionne jamais, 3 pansements pour nos doigts foulés, et une Barbie mutilée,… » ; Mais dis donc ça coûte rudement cher de monter un programme sponsor…
Bon, trêve de plaisanterie, quels investissements humains et financiers derrière ce beau programme tout neuf ?
C’est surtout un investissement de temps. Ouvrir un sponsor ne se fait pas en quelques jours, tout doit être pensé. Aussi bien du coté affilié que clients. Il faut savoir apporter des produits différents de ce qui existe sur le marché et pas seulement de simples sites en plus. C’est tout un travail de réflexion, de nombreuses heures de concertations, et de nuits blanches qui en découle… Il faut également avoir les reins solides au niveau financier car entre l’achat massif de contenu, les reversements partenaires des premiers mois, et les frais inhérents a la création d’une entreprise de ce type, il a de quoi affoler son banquier (ça coûte aussi très cher en café).
Sur quels critères avez-vous monté l’offre produit de départ ?
Notre critère principal est avant tout, la satisfaction du client final. Il ne faut jamais oublier que c’est lui qui consomme et qui apporte l’argent nécessaire au fonctionnement de notre marché. Sans ces clients, nous n’existons tout simplement pas. Nos produits sont conçus de sorte que le visiteur soit pleinement satisfait du service auquel il s’abonne. Cela passe par du contenu de haute qualité mais aussi par un suivi permanent. Nos zones membres sont dynamiques et informent le visiteur des prochaines mises a jours, avec preview. Des guides pour l’installation de logiciels tels que Real Player sont présents et un support efficace est a leur disposition. Quand la qualité et le service sont au rendez-vous, les rebills s’en ressentent tout de suite. Notre deuxième critère principal concerne les webmasters. Nous avons tout de suite joué la carte de la transparence vis a vis des affiliés. Vous pouvez voir par exemple en direct les taux de transformation de nos sites, demander un paiement quand bon vous semble, ou encore voir par vidéos celles que vous vendez le plus… Bref, les fonctionnalités sont nombreuses et il me serait impossible de toutes les décrire ici. Avec de tels outils, un webmaster a accès à des informations cruciales pour qu’il puisse optimiser et mener a bien son business. Mais cela passe aussi par une innovation technologique, notre marque blanche est de loin la plus aboutie existant à ce jour en France au niveau de la personnalisation. Elle est accompagnée par une newsletter hebdomadaire qui renvoie chaque semaine sur votre propre site. Même la zone membre sur laquelle est redirigé votre client est à vos couleurs.
Et avez-vous un plan d’évolution de celle-ci ?
Les projets ne manquent pas et nous serons en mesure d’offrir d’ici peu de temps un nouveau type d’outils jamais vu encore sur le marché. Nous avons également plus d’une vingtaine de niches en préparation, mais je préfère garder le suspens intact jusqu’au jour J
Quelles étaient vos craintes et motivations au départ sur cette aventure ?
Nous étions dans l’ensemble très confiant. La crainte principale était peut être de ne pas ouvrir en temps voulu. Nous avons finalement décidé de repousser le lancement de 2 mois pour vraiment peaufiner le projet. Hysteriq tournait déjà très bien et nous avions entre temps déjà signé des contrats avec des portails prestigieux comme Citégay, ce qui nous a permis d’avoir une marge de manœuvre. Naturellement, nous ne savions pas si les webmasters allaient suivre la vague Gay.biz, car ce que nous proposons est tout de même dans l’ensemble différent d’un sponsor classique. Heureusement pour nous, les webmasters ont tout de suite accroché au concept.
Et comment le marché vous a-t-il accueillit ?
Il a fallu coucher avec quelques acteurs du marché pour avoir des encarts pub sur leur forum… Plus sérieusement, le programme a été très bien accueilli, ce qui nous a beaucoup touché quand on sais le temps que nous y avons passé. Notre vie sociale était quasiment réduite a néant lors des derniers jours. C’était donc un énorme soupir de soulagement. Les webmasters ont tout de suite adhéré aux produits, et les clients aussi !
Venons-en à ce que vous avez à proposer. Premièrement, est-ce anodin ou non, j’ai pu remarquer que votre « entrée visiteurs » sur Gay.biz emmener directement sur votre catalogue de vidéos à la demande.
Quelles en sont les raisons ? Produit phare, le plus « convertible » ?
Play-gay.com est évidement notre produit phare (c’est aussi le plus abouti). Pour informations, nous avons un ratio de 1/10 sur ce site ce qui prouve que notre démarche était la bonne. Pour 10 visiteurs envoyés, il y en a un qui consomme. Couplé a la technologie Malecard, c’est assurément l’un des produit les plus en vogue du moment au niveau VOD.
Puisque j’ai attaqué sur ce produit, restons dessus pour la peine.
Premièrement, pensez-vous qu’un catalogue VOD fait partit maintenant des produits « indispensables » d’un programme qui se respecte ?
Ce n’est pas indispensable, c’est un choix. Tout comme on choisit d’attaquer un marché ou un autre. La VOD est un concept à part entière. Certains ne jurent que par cela, et d’autres non. Tout dépend de ce que vous voulez vendre vous. Certains webmasters n’utilisent pas de VOD mais uniquement des méga sites et génèrent autant d’argent. C’est juste un moyen différent de vendre du contenu. Personnellement, je suis pour la VOD car elle permet aux clients qui n’ont pas forcement les moyens de s’acheter un abonnement de pouvoir se divertir a moindre frais.
Quelle(s) différence(s) faites-vous d’ailleurs entre cette forme de vente et le paysite traditionnel, niveau approche et comportement client ? Et la fidélisation, via le rebill CB, est-elle meilleure sur un catalogue VOD ou un paysite thématisé ?
Ce sont deux méthodes de vente totalement différentes. La VOD est un achat « sur le pouce » pour un plaisir rapide et instantané contrairement au paysite qui induit en quelque sorte un engagement du visiteur sur la durée. Mais la fidélisation d’un visiteur est exactement la même pour les deux systèmes si vous respectez ces 2 règles : la qualité du contenu proposé et la fréquence de sa mise à jour. Si vous ne proposez qu’une nouveauté par mois, votre rebill sera beaucoup plus faible qu’un site proposant une nouveauté par jour. En partant de ce constat, nous pouvons dire aujourd’hui qu’un produit de VOD comme Play-gay.com possède un excellent taux de rebill, car il propose plusieurs nouvelles vidéos chaque semaine. Lorsqu’un visiteur occasionnel de ce site devient un habitué, se rend très vite compte qu’un achat par pack via la CB est alors beaucoup plus intéressant pour lui. C’est à ce moment qu’il prend un abonnement au mois comme pour un paysite classique.
« La plus grosse base de vidéos françaises au monde » dixit votre site.
Parlez-nous un peu de ce catalogue, et de la politique de mise à jour. En quoi le côté « en français » est un plus ?
Nous travaillons en direct avec les producteurs français qui nous procurent non seulement des productions DVD mais aussi et surtout les nombreux rushes non utilisés dans leurs films. Si Play-gay est a ce jour la plus grosse base française au monde, c’est uniquement du a la fréquence de ses mises a jour régulières. Nous n’avons trouvé a ce jour aucune autre VOD exploitant autant de films français (la majorité sont des vidéos issues de labels américains). Grâce à cette particularité, nous proposons des modèles typés, plus proches de votre voisin de palier que du bodybuildé américain. C’est aussi cela qui fait que le visiteur reviens, car ce contenu est en grande majorité inédit et totalement adapté a notre culture.
Déjà que le marché gay faisait très fort, en imposant le 2 codes, mais vous, vous attaquez directement au 3 codes.
Pourquoi ce choix ? Avez-vous effectuez une batterie de test avant pour voir la différence, niveau retombées commerciales, avec une MB à 2 codes ?
Si vous regardez bien, nous avons des vidéos a 1 code, d’autres a 2, et certaines a 3. C’est un choix purement stratégique. Les plus anciennes sont a 1 code, et les plus chaudes a 3. Mais il faut savoir que bien souvent, pour une vidéo a 3 codes, nous offrons un code gratuit au visiteur pour une autre vidéo, ce qui a pour effet de le faire revenir et de lui faire dépenser 2 codes de plus.
—————
la suite de l’entrevue dès demain
—————
C'est un peu vide ici ! Pourquoi ne pas laisser un commentaire ?