Votre position correspond-elle à l’idée que vous vous faisiez de ce métier ?
Justement, nous avons abordé ce métier comme tout autre métier de l’affiliation. Les seuls principes qui nous guident sont les principes économiques du marché. Il est certainement plus agréable de voir défiler devant ses yeux de belles femmes que de serviettes de plage, mais l’approche est la même.
Venons-en à votre offre. Tout d’abord, quelle est-elle à ce jour ?
A ce jour, nous offrons une cinquantaine de sites à nos partenaires. Les sites sont séparés par niche : portails, gay, ethnique, jeunes, rencontres, dialogue, trans etc. ou par moyen de paiement : kit, cb, mixte, micro paiement.
A ça se rajoutent plusieurs sites de casino en ligne.
Quel cheminement derrière la sortie d’un nouveau produit ?
Chaque nouveau produit XP peut être classé dans deux catégories. Dans la première on trouve les niches qui sont demandées par le marché : asiatique, trans etc.. Dans la deuxième sont les sites-concept : Xbarre, pseudo-portail, sites porno chic etc.. Cette dernière catégorie comporte des produis originaux sur le marché francophone, jamais vus ou presque, qui nous font aller de l’avant dans notre métier. Quelque soit le cas, nous visons un marché à long terme, en terme de fidélisation ou d’image.
Et que représente, en terme de moyens humains, achat de contenu, un nouveau produit ?
Cela dépend. Pour un « simple » site de niche, sont impliqués un graphiste, un programmeur et un webmaster, pour un coût relativement réduit. Pour un site tel la Xbarre et le produit associé, le coût de développement en termes de programmation a été élevé, car a impliqué beaucoup d’heures/personne de travail (plus de 1.000 heures de développement).
De la même manière, l’achat de contenu pour un site porno-chic se chiffre en dizaines de milliers d’euros.
Avez-vous des procédures de tests produits avant leurs mises à disposition sur votre plat-forme ?
Naturellement. Nous avons un peu de trafic interne dédié aux tests. Cependant, ce n’est qu’en grandeur « nature » que les produits peuvent être réellement évalués. Raison pour laquelle nous avons tout un département chargé de l’optimisation des sites et ce, durant toute leur vie. Des modifications qui passent inaperçues à nos partenaires permettent de maximiser tous les mois les taux de transformation de chaque site.
Les choix des modes de paiements accolés sont-ils liés au type de contenu proposé ?
Absolument, mais aussi à notre volonté de développer la carte bancaire qui est, à notre esprit, le seul moyen de paiement de l’avenir.
Quels sont pour vous les points essentiels qui doivent caractériser un produit « sponsor » de ce nom ?
Au risque de me répéter, la qualité. La qualité qui passe par le respect du webmaster qui en fait la promotion, mais aussi du client final.
Un site doit être esthétique car il ne se vente pas seulement lui même, mais aussi le site qui le promue.
La qualité passe aussi par le respect du webmaster qui doit être crédité pour chaque vente faite sur le site promu, directement ou indirectement, immédiatement ou en différé.
La qualité passe aussi par le suivi et l’amélioration du site.
Mutualisez-vous vos zones membres et pourquoi ?
Chacun de nos sites, sans exception, a sa propre zone membre. Cette caractéristique fait partie de la charte de qualité que nous imposons à nos sites.
Du contenu photo ou vidéo peut se retrouver sur plusieurs sites. Ainsi, une jeune asiatique qui effectue une fellation sera proposée sur un site orienté jeunes, mais aussi sur un site asiatique ou de sexe oral. Cependant, le contenu d’un site de niche est exclusivement dédié à cette niche.
D’ailleurs, à ce sujet, quelle est votre politique de gestion des zones membres, en terme de quantité, exclusivité, mise à jour… ?
Pour certains sites nous avons du matériel exclusif, y compris de shootings photos « custom » (les sites porno-chic par exemple). La quantité est certainement un critère, mais la qualité demeure notre préoccupation principale. Au niveau des mises à jour, elles varient également en fonction de l’audience du site. Elles peuvent varier de 2 màj par semaine pour un site faiblement visité à trois par jour pour les vidéos marque blanche à forte visibilité.
Quels sont vos produits blockbusters ? Avez-vous connu des ratés ?
Difficile à répondre à cette question. Nous pensons que chacun de nos produits est optimisé par rapport à la niche qu’il couvre. Tout dépend du trafic envoyé sur chaque type de site. On a un penchant pour les sites de dialogue qui ont un fort tmc ainsi que les sites axés lives (Best Of Live, Exhib-Webcam), mais également pour nos portails (baise.net etc.) qui ont un bon taux de rétention.
Votre parc produit se caractérise aussi par l’originalité et la prise de risque, notamment avec des produits tels que Mes Récits, Le Féminin, Bobo Porno… Comment décidez-vous de cette prise de risques ?
Dans chaque métier il y a une dose d’audace, sinon, nous n’avancerions pas. Lorsque nous proposons un produit qui sort des sentiers battus c’est toujours parce que nous pensons qu’il y a un public pour ce produit. Le plus difficile n’est pas de le sortir, mais d’en assurer le suivi et d’éduquer nos partenaires à la promotion adaptée.
Et alors, commercialement, que donnent ces sites au public ciblé ?
Le mot clef dans votre question est « ciblé ». Pour les partenaires qui ont de trafic de niche érotique, porno-art etc. les sites Audacieuse, Lea Mag ont un bon taux de transformation. Cependant, il ne faut pas faire des erreurs de jugement du style à envoyer un trafic gay sur Le Féminin, seulement parce que ce sont des hommes nus à l’intérieur.
Attardons-nous quelques minutes sur Le Féminin, produit ciblant la clientèle féminine.
Est-elle au rendez-vous ?
Contrairement à nos attentes, nous avons peu de partenaires qui ont su cibler cette niche. Comme pour les sites porno chic, Le Féminin rencontre un vif succès dans sa niche. Disons que « Le Féminin » fait partie de la niche des sites que peu de partenaires apprécieront, mais ceux qui l’apprécieront, le feront vraiment. Car il n’a pas de compétiteur.
Des stars du porno aux amatrices, des produits interactifs aux vidéos, vous couvrez l’ensemble des besoins clients…
Aussi, au vu de cette richesse incroyable, aurais-je envie de vous demander votre avis sur un des débats de fons du marché, la différence d’attraction commerciale entre l’amateur et le pro… ?
Vous touchez un point. Nous ne sommes pas (encore) spécialistes de l’amateur. Le public cherchera toujours du contenu amateur (vrai ou non), qu’il peut assimiler à la réalité qui l’entoure (sa voisine, sa collègue de bureau etc.). Ou encore, à du voyeur… Ce n’est pas une différence d’attraction commerciale, mais de public.
En découle une autre question, le phénomène du reality-site arrivant sur le marché, quelle est votre position face à cette approche client ?
Le reality show connaît un vif succès à la fois en Europe et aux US. Il ne peut donc que fonctionner dans le domaine adulte aussi. Cependant, la production du vrai reality show est très coûteuse. Le marché français seul n’est pas suffisant pour la rentabilisation d’un tel contenu.
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suite et fin de l’entrevue dès demain ![]()
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