A ce jour, quel est le visage de votre portefeuille client annonceurs\éditeurs ? Peut-il se camemberiser suivant certains critères tels le secteur exploité ?
Nos clients possèdent tous un large éventail de produits, de l’adulte à la voyance, en passant par la mobilité ou la rencontre.
L’adulte génère la majorité de nos revenus.
Quelques chiffres sur vos capacités et nombres d’affichage ?
Nous touchons 7 millions de visiteurs uniques dédupliqués mensuels.
Soit environ 1 internaute homme/majeur sur 2 en France.
Et les taux de clic…les fameux indices qui nous peuvent nous emmener aux extrêmes, des nuits d’angoisse aux bouteilles de champagnes qui coulent à flots….vous me permettriez quelques questions à ce sujet ?
Premièrement, varient-ils sensiblement chez vos clients et, si oui, quels peuvent en être les causes ?
Le taux de clic moyen sur le réseau d’annuaires AWE et de 11%
Le taux de clic n’est qu’une composante de la rentabilité. Ce qui compte aussi, c’est la transfo derrière !
Nos outils nous permettent de les optimiser en permanence. Un suivi manuel est néanmoins indispensable.
Quels sont les types de produits où les taux de cliques sont particulièrement performants ?
Les taux de clic sont moins fonction du produit que du visuel.
Evidemment, un faux html adulte cliquera toujours plus fort qu’une réclame pour lessive.com
Tout naturellement, j’en arrive aux formats et types d’accroches visuels ou textuels. Quels sont les plus performants, et ceux à oubliés ?
Nous travaillons en priorité sur les 468×60. Puis les boutons (120×60) et les skys (120×600).
Même si le monde entier leur fait la guerre, les popunders restent un valeur sure !
Sur les moteurs, ce sont les mots clés qui fonctionnent le mieux.
On peut laisser de côté de E-mailing, aux performances toujours trop faibles, de notre point de vue.
De même, outre le format en lui-même, l’emplacement…Que pourriez-vous nous dire à ce sujet ?
Rien qui puisse vous étonner
: les espaces bien intégrés à la maquette en milieu de page cliquent mieux que les autres.
Pour conclure cette entrevue dès plus intéressante sur votre agence, accepteriez-vous quelques questions en vrac sur la publicité en ligne dans sa généralité ?
Premièrement, l’individu ne découvre plus l’univers de l’Internet comme à une certaine époque » startupienne « . Son regard vis-à-vis des espaces publicitaires à changé, il ne les découvre plus, mais les reconnaît et les maîtrise. Cela a-t-il eu une incidence sur les taux de cliques ? Sur l’approche des annonceurs et des régies quant à leur communication ?
Non pas vraiment. Il y a toujours plus de nouveaux venus sur le Net. Et les Wanadiens ou les AOLiens sont loin d’être des connaisseurs
Etiez-vous là avant l’explosion de la bulle ? Racontez-nous…
En 99, jai fondé Akabi.com , site d’enchères inversées (concurrent de Clust.com par exemple). Puis j’ai vendu l’entreprise en mars 2000 à Multimania (Ex Mygale, pour les anciens) au moment de son introduction en bourse et de son rachat par Lycos.
Une très belle aventure !
A la fin de cette période, la valeur ajoutée de la publicité en ligne s’est, quelque peu, effondrée. Croyez-vous qu’à l’heure actuelle le marché est arrivé à vitesse de croisière, ou que la valorisation va s’accroître ?
2004 a été une bonne année pour la pub online aux US comme en Europe. 2005 et les années suivantes s’annoncent très bien ! Je vous invite à lire le dossier du Journaldunet.com à ce sujet…
Comment se positionne les business models basé sur la recette publicitaire à ce jour, notamment sur le marché de l’Adult Biz, où l’affiliation est le business model s’imposant ?
Le marché des sponsors adultes se compose en grande majorités de » pure players « . Et ils se sont tous développé grâce au modèle du revenue sharing.
Comme dans tous les autres secteurs du Net, les acteurs historiques prennent leurs marques.
Nos clients font partie des gros annonceurs en offline : presse, radio télévision.
L’achat d’espace est le fer de lance de leur stratégie de développement.
Vous les verrez de plus en plus.
Les deux types de recettes sont-ils compatibles sur un même site et, dans ce cas, comment les conjuguer ?
Comme nous le disions tout à l’heure, les deux modèles cohabitent bien.
Il n’y a pas de règle établie. Chaque webmaster optimise ses espaces au mieux de ses intérêts.
Enfin, auriez-vous quelques conseils à apporter à nos lecteurs, tant dans l’approche des revenus publicitaires que dans sa gestion ?
Si vous éditez un annuaire, et que vous faites plus de 100 000 impressions/mois, appelez nous !
J’ose ? Allez…j’me lance…Rien que pour vous je ressort ma p’tite baguette magique…Alors, en imaginant que je sois la bonne fée du Biz (je sais..il en faut de l’imagination…), que me demanderiez-vous ?
De vous changer en Angelina Jolie.
Et de vous retourner.
)
(entrevue édité : coquins va !
)
Je vous remercie d’avoir accepté de répondre à ces quelques questions, qui, je le souhaite, permettront à nos lecteurs de mieux appréhender le métier de régie publicitaire.
Très bons clics à vous et à bientôt !
François et Alexandre pour AWE 33 (1) 41 05 08 70 / contact@awe.fr
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