Cinéma en ligne : la fin…
…de l’incompréhension ?
Samedi, lors des 14èmes rencontres cinématographiques de Beaune, les professionnels du cinéma et les FAI se sont retrouvés autour du principe d’une offre payante et sécurisée de films sur Internet comme parade indispensable au piratage en ligne.
Les cinéastes présents ont demandés dans un communiqué « le développement dans les plus brefs délais d’offres sécurisées et payantes conformes au principe de diversité ».
Lors du débat intitulé « Pour une nouvelle alliance entre les fournisseurs d’accès à internet et l’industrie cinématographique ? », les professionnels du cinéma avaient commencé par accuser les FAI de contribuer au développement du piratage avec leurs offres à très haut débit.
Ceux-ci, représentés par Michaël Boukobza, directeur général de Free, et Marie-Christine Levet, président de T-online France, se sont appuyés sur une étude démontrant que le pirtage n’était que la 5ème utilisation du haut débit et que 40% des intrenautes étaients prêts à payer pour télécharger des films et de la musique pour ouvrir le débat.
A l’issue d’un débat parfois vifs entre les professionnels du cinéma et FAI, les pouvoirs publics ont proposé d’ouvrir un forum de concertation afin de parvenir à un accord dans les plus brefs délais, le développement du très haut débit s’annonçant exponentiel risquant de faire exploser le piratage.
La directrice du Centre national de la Cinématographie (CNC), Catherine Colonna, à présenté les trois actions qui selon elles sont indispensables.
Premièrement, la mise en place de mesures de prévention, en partenariat avec l’Education nationale, pour faire passer le message du caractère illicite du piratage online auprès des collégiens, lycéens et étudiants. Mesures devant être relayés par les FAI auprès de leurs clients.
Deuxièmement, continuer la répression car… » c’est du pillage et le pillage menace la création « .
Troisièmement, le développement d’une offre légale, soulignant que le CNC est entièrement disponible à aider à la recherche d’une solution.
Les FAI ont appuyés ce dernier point en affirmant qu’ils étaient prêts, au niveau technique, à offrir une offre sécurisée de films sur leurs réseaux.
Les professionnels du cinéma ont maintenant toutes les cartes en mains pour rendre possible au plus vite ce type d’offre, se déclarant en fin de débat, dans un communiqué, en faveur de « mesures techniques et tarifaires développées en commun avec les fournisseurs d’accès supprimant l’attractivité des téléchargements illicites ».
Rappelons qu’au niveau International, environ 36% des films sortant en salle, en moyenne, sont disponibles sur les réseaux P2P. Pour les films français, le film est disponible en moyenne 123 jours après la sortie en salle, pour les films américains, ce chiffre est de 17 jours…avant qu’il ne sorte en salle !
Les copies pirates circulent quatre mois avant leur sortie en DVD, ce qui fait de ce marché la principale victime du piratage avec les vidéo-clubs.
Selon un sondage réalisé en mars-avril 2004, 19% des internautes, soit trois millions, admettent avoir téléchargé des films.
Au total, un million de téléchargements de films sont effectués quotidiennement, un chiffre à mettre en regard avec les 477.000 entrées réalisées chaque jour par les salles françaises…
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