Deux versions de Windows
Microsoft arrive en fin de sursis…En effet, le Boss de l’informatique va devoir exécuter les sanctions prononcées en mars dernier à son encontre par la Commission européenne, et ce pour le février…
Petit rappel des faits ? La Commission européenne avait condamné Microsoft à une série de « mesures correctives » et une amende record de 497 millions d’euros pour avoir abuser de sa position dominate sur le marché des systèmes d’exploitation pour diffuser son lecteur Windows Media Player, en le fournissant simplement d’office avec ses OS.
Le mercredi 22 décembre, la Cour européenne a estimé que « les éléments de preuve avancés par Microsoft ne suffisent pas à démontrer que lexécution des mesures correctives imposées par la Commission risque de lui causer un préjudice grave et irréparable ». Autrement dit, Microsoft ne peut plus surseoir à la sentence.
Malgrès ayant payé l’amende de 497 millions d’euros, Microsoft doit donc sortir une nouvelle version de Windows dépourvue de son lecteur multimédia pour février…avec un délai de 90 jours pour s’éxecuter…
Seul petit « hic » au tableau, les deux versions de Windows seront commercialisées au même tarif, qu’elle soit avec le player ou sans…
Bruxelles avait également enjoint à Microsoft de diffuser à ses concurrents « des informations relatives à l »interopérabilité » de son système d »exploitation en échange du paiement de licences. Le président du tribunal de première instance, Bo Versterdof, a jugé que « la divulgation d »une information jusqu »alors secrète n »implique pas nécessairement la survenance d »un préjudice grave [pour Microsoft, NDLR]. »
Dès mercredi dernier, Microsoft a mis en ligne un site Web sur lequel ses concurrents peuvent s’enregistrer. L’éditeur avait déjà été contraint de divulguer des informations sur son code source à la suite d’une condamnation pour pratiques anticoncurrentielles, outre-Atlantique cette fois. Pour ce faire, il avait déployé le Microsoft Communications Protocole Programme » en août 2002. Depuis, une vingtaine de sociétés américaines bénéficieraient de ce programme de licence.
Pour l’heure, Microsoft n’a pas annoncé son intention de faire appel. « C »est beaucoup trop tôt. Nous devons étudier la décision de la Cour et ensuite nous décider », commente Brad Smith.
Reste la question de fond de ce jugement…Micorosoft pourra-t-il continuer en toute tranquilité à adjoindre ses produits et services de manière automatique à ses OS…
comme le souligne Philippe Carneley, directeur d’études du cabinet de conseils Ovum : « En l »absence de définition juridique de ce que constitue un système d’exploitation, Microsoft aura-t-il la liberté de poursuivre son modèle économique, c’est-à-dire d’adjoindre à son produit de multiples fonctionnalités [antivirus, anti-spyware..., NDLR] pour le rendre plus attractif ? »
…et ce sans risqué de se retrouver face à Bruxelles pour abus de position dominante…
La question ne tardera pas à se poser, vu que l’éditeur travaille actuellement sur son prochain OS, Longhorn…
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